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Si j’ai bien une passion dans la vie, un moteur, c’est le fromage fondu ! J’aime donc évidemment beaucoup la fondue mais la raclette obtient définitivement ma préférence. Alors, bien entendu, le top du top, c’est la vraie raclette suisse ou l’on racle à même la meule. Mais l’appareil à caquelons ne s’en sort pas mal non plus et sublime si bien le fromage quand les accompagnements sont savamment choisis que j’en aurais presque la larme à l’œil. Bref, vous l’aurez compris, pas besoin d’en faire tout un fromage, je mangerais des raclettes toute l’année si je le pouvais. Hélas, au grand hélas, beaucoup d’inconscients se bornent à n’en manger qu’une fois l’automne arrivé, voire pire encore, l’hiver. La raclette étant un plat communautaire par excellence (tout en étant très individualiste dans la façon de la consommer), je me dois donc d’être patiente  histoire de ne pas faire chauffer tout un appareil pour un seul et misérable caquelon et d’attendre le froid rigoureux de l’hiver. Il s’avère que là, en hiver, on y est bien ! Certes les jours allongent mais février est souvent un mois sombre et grisâtre où l’on aime rester calfeutré chez soi, autour d’une tablée réconfortante. Je devrais donc être folle de joie et pourtant, j’ai peur. Et oui, je vous l’avoue, manger des raclettes chez les autres me décompose et les nouvelles tendances qui se dessinent autour de cette façon de consommer le fromage me font frémir. Je m’explique :

Une chose m’a toujours perturbée dans la raclette : les autres. C’est vrai, vous n’avez jamais eu l’affreuse impression, lorsque l’occasion vous était donnée d’en manger chez des amis, que vos hôtes vous proposaient une étonnante et déroutante version de votre plat de fromage fondu favori ? Alors que vous avez pour habitude d’accompagner votre tranche de fromage avec des champignons et des pommes de terre, voilà que vous vous retrouvez, dubitatifs, devant de l’ananas et du pain. Diantre ! Pour ma part, j’ai déjà vécu cette terrible confrontation à … l’altérité et je peux vous dire que ça a laissé des traces … C’est vrai quoi, moi, dans mon petit caquelon, je mets invariablement la même chose : une tranche de fromage (classique hein, pas question de fromage au poivre ou à la moutarde), quelques cubes de poivron rouge cru et 1 càs d’œufs battus avec de la ciboulette ciselée. Une fois le fromage fondu (pas trop, j’aime qu’il reste coulant et non qu’il se transforme en croûte), je le verse avec amour sur une pomme de terre cuite au four avec un morceau de viande de grison fumée, quelques tranches de champignons crus et … crucial, déterminant : des germes de poireaux. Là, je suis au paradis. Je déguste, je plane … et puis je recommence jusqu’à épuisement des ressources disponibles. Pas question donc de tomates, de morceaux de fruits ou d’un bout de baguette. Et puis c’est quoi cette histoire de pierrade ? Une raclette, c’est une raclette ! J’ai donc du prendre la terrible décision de ne plus jamais manger de raclette en dehors de chez moi.

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Plus sérieusement, loin de moi et de ma sacro-sainte monomanie fromagère, beaucoup de gens commencent à innover en matière de raclette. En effet, il est de bon ton actuellement, comme le constate le magazine « Fou de Cuisine », de varier les plaisirs et d’apporter du neuf à cet incontournable des tablées familiales. Qu’elles sont donc ces tendances ? Un peu comme pour les plateaux de fromages, on commence à aimer mélanger le sucré et le salé. Ainsi, certains agrémentent leur fromage de fruits secs, de figues ou encore l’accompagnent de sirop. Une version carrément sucrée de la raclette existe d’ailleurs depuis quelques années, à l’image des sushis au riz au lait. Là, c’est principalement du chocolat que l’on fait fondre sur des fruits (fraises, bananes etc). Une autre tendance, que l’on retrouve partout en cuisine, c’est le « light ». Une raclette ne deviendra bien entendu jamais un plat léger mais les personnes souhaitant limiter la quantité de gras privilégient alors les autres ingrédients pour limiter l’absorption massive de fromage. En somme, ce n’est plus le fromage qu’on accompagne de garnitures, c’est le fromage qui accompagne les garnitures. Dieu m’en préserve. Une autre nouveauté consiste, quant à elle, à varier les fromages que l’on mettra à fondre. On quitte les sentiers battus pour tester les fromages de chèvre, la mozzarella ou encore des bleus ou fromages plus corsés. Si ce dernier point vous tente, demandez conseil à votre fromager afin que celui-ci vous oriente vers des fromages qui fondront harmonieusement et conviendront ainsi à merveille à ces nouvelles impulsions. Bande d’hérétiques 🙂

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A votre tour maintenant, je vous mets au défi : depuis des années et des années, je mange la même raclette avec le même plaisir. Pas facile donc de me faire changer mes habitudes. J’ai juste été séduite une fois par les œufs de cailles par lesquels j’ai remplacé mon omelette. Ça ne change pas grand chose mais j’aime ce qui est petit. Alors, faites-moi rêver, envoyez-moi des photos de vos plus belles raclettes, partagez vos meilleures recettes et tentez de me faire sortir d’une de mes plus gourmandes routines. Chiche ?

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2 réflexions sur “La raclette fait peau neuve

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