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Pas de recette aujourd’hui, ni de grande cuisine ; mais des souvenirs qui ont du goût : celui de l’enfance et de son insouciance.

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C’est surprenant comme il suffit parfois de croquer dans un aliment pour faire un p’tit voyage dans le temps. On est là, dans son canapé, à déguster un dessert chocolaté et « bang! », on se retrouve à gambader dans le jardin de son grand-père paternel. Pour ma part, ça me rajeunit de plus de 20 ans et ça m’amène à Marchin, où j’ai passé quelques doux dimanches d’enfance. Je ne me souviens pas de tout, loin de là, mais il est intéressant de noter que les faits qui ont principalement marqué mon esprit concernent la nourriture. En fait, à bien y réfléchir, notre journée à la campagne était ponctuée par cette dernière. Nous arrivions en fin de matinée. Les grands d’alors prenaient sans doute un apéro (l’enfance n’a pas que du bon ^^), puis nous passions à table. A tous les coups, c’était dindonneau au menu. Il était accompagné de salade-mayonnaise et de frites maison. Je revois encore le petit ustensile utilisé par mon grand-père pour transformer ses pommes de terre en bâtonnets réguliers et d’épaisseur idéale (ha ben c’est malin, j’ai envie de frites maintenant …), bref. Après ça, on avait droit à un dessert, toujours le même également : un petit pot de café liégeois, entendez par là une crème au chocolat surmontée de chantilly. C’est ma madeleine de Proust du moment, mon dessert enfantin après journée d’adulte, ma pause hors du temps dans le creux du canapé. Les biscuits « Léo » me font un peu cet effet là également car il y en avait toujours pour le goûter. On jouait alors sur la balançoire du jardin ou bien on faisait une partie de Tiers Mondopoly, jeu coopératif dont le but n’est pas de passer par la case départ mais de développer des modes de production durables. Qu’on ne vienne pas s’étonner que je sois devenue gourmande et anthropologue et non neurasthénique et trader. Je ne dirai pas que l’on devient ce que l’on mange car sinon, je serais un gros dindonneau (quoiqu’une liégeoise, ça, je le suis) mais il est sûr que notre alimentation nous constitue en partie, simplement déjà par les nombreux souvenirs qu’elle suscite et moments qu’elle occasionne.

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La cuisine que l’on aime n’est donc pas forcément de la bonne cuisine au sens gastronomique du terme. Bien souvent, elle a du goût parce qu’elle nous rappelle quelqu’un. La personne qui a préparé le repas dans l’intention de nous combler, celui ou celle avec qui on le partage ou encore qui nous a appris à le faire. Certaines préparations en arrivent même à obtenir une sorte d’aura magique : on en a mangé étant enfant, on n’en a pas les recettes exactes et on n’a même pas vraiment envie d’essayer de les refaire. Elles resteront à jamais un doux moment gourmand, le symbole d’une époque révolue mais qu’il est bon de se remémorer de temps en temps. Au fond, la madeleine a la saveur du souvenir et le goût des bons moments.

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Je vous avais bien dit que l’automne invitait à la nostalgie … Et vous alors, c’est quoi vos madeleines de Proust, vos machines à remonter le temps ?

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2 réflexions sur “Goût d’enfance en potiquet

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