Home

J’ai, depuis toujours, une grande amie du type oiseau migrateur. Elle déploie régulièrement ses grandes ailes et s’en va au gré du vent, construire son nid dans un endroit prometteur mais toujours bien trop loin de moi. Pour palier les distances, nous avons instauré de réguliers rendez-vous « skype de bain » qui sont l’occasion de nous raconter, via ordi interposés, nos aventures quotidiennes. On les appelle comme ça parce qu’il nous arrivait, selon nos vies respectives, de devoir nous planquer dans la salle de bain afin d’avoir une conversation plus ou moins privée. Cela nous rappelait également les rendez-vous salle de bain que l’on pouvait avoir entre filles avant un bal ou une sortie susceptible de pulluler de garçons. C’est lors d’un de ces rendez-vous que la terrible problématique « pâte à quiche » fit surface. Mon amie venait de préparer une quiche mais elle était totalement perplexe quant au résultat obtenu. Tout était bien cuit sauf la pâte qui restait molle et humide … Le dilemme était le suivant :  si elle prolongeait la cuisson la pâte allait continuer à cuire mais le reste allait devenir sec sec sec ! Que faire ? Je lui conseillais alors de précuire sa pâte une dizaine de minutes avant de la remplir de son appareil (terme technique toujours intéressant à placer ^^). Ainsi, ses problèmes devaient être résolus. Le temps passa … jusqu’à notre conversation suivante. A nouveau, le sujet quiche déboula dans la conversation. Mon amie avait bien suivi mes conseils, pourtant, elle était tout autant perplexe. Elle avait préchauffée sa pâte mais à l’ouverture du four, celle-ci était prête à s’envoler, telle une belle et fière montgolfière dans le ciel de sa cuisine. Cela aurait été sans aucun doute très lyrique mais néanmoins très peu pratique. Mon second conseil fut donc de déposer sur sa pâte des haricots secs, pois chiches ou lentilles en tout genre afin que celle-ci ne se gorge à nouveau de la douce chaleur du four pour se tirer ensuite. Le temps passa encore … jusqu’à la réception de ce surprenant message : « ça me semble tellement léger une lentille! Il faut en mettre combien ?  » … N’ayant pas la lame très affutée ce jour là, je n’ai pas répondu à temps. Au deuxième message, il était déjà trop tard : « j’ai mis des lentilles. Une vingtaine mais ça a quand même un peu gonflé ». A l’idée de mon amie répartissant une vingtaine de lentilles sur se pâte,  j’éclate évidemment de rire …  puis m’étouffe dans mes gloussements lorsque j’en reçois la photo.

IMG_0885

Conclusion donc : si vous voulez précuire votre pâte à quiche sans qu’elle ne gonfle, parsemez là de lentilles, haricots ou autres pois chiches secs en quantité suffisante pour que le poids de ce que vous aurez choisi permette de garder la pâte à plat. Comme quoi, la rigueur en cuisine l’emporte parfois sur la très célèbre expression « selon votre appréciation personnelle ».

Vive les rendez-vous skype de bain, vive les lentilles et vive toi !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s